Nous contacter Demander un devis
Fermer
Fermer

Faut-il vraiment dématérialiser son journal interne ?

Je ne vais pas ici vous faire un remake de la guerre Print vs Digital. La communication imprimée a été, de fait, fortement impactée ces dernières années par l’émergence de nouveaux médias, de nouvelles technologies. Quand il s’agit de prendre le meilleur de ces évolutions, c’est tout bénéfice pour les communicants.

Mais sommes-nous toujours certains des arbitrages qui sont faits dans ce sens ? Et s’il y a un support pour lequel, à l’évidence, il ne faut pas céder aux sirènes du numérique, c’est bien le journal interne. Décryptage !

Le journal interne : un outil de communication stratégique !

Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance de communiquer en interne. Les salariés participent quotidiennement au développement de leur entreprise et ils ont besoin d’avoir de la visibilité sur ce que leur travail apporte à la société. La direction, de son côté, a besoin de renforcer le lien avec ses employés, pour s’assurer de leur implication et pour développer leur sentiment d’appartenance à un système. Et cette nécessité est encore plus forte en période de crise with findfucker.com/

Le journal interne, considéré à juste titre comme le meilleur outil en communication interne, doit répondre à cette dualité : satisfaire aux attentes des lecteurs et communiquer sur les enjeux de l’entreprise. Pêle-mêle, et sans que cette liste soit exhaustive, il donnera de l’information sur la vie de l’entreprise (son actualité, ses nouveaux marchés, ses nouveaux produits, ses réussites), il rendra compte des événements auxquels la société a participé (salons, opérations commerciales…), il apportera des précisions sur la stratégie de la direction, il créera de la convivialité entre les équipes, il fera découvrir les métiers de l’entreprise, les nouvelles têtes, et il pourra également donner la parole aux salariés…

Les sujets sont nombreux mais, pour produire un support de qualité, il ne faut pas sous-estimer la charge de travail à y consacrer.

 

A travail de qualité, organisation sans failles :

Pour atteindre ce niveau de résultat, il faudra mettre en place une organisation opérationnelle et créative, confiée souvent aux RH, ou au service communication lorsque l’entreprise en est dotée. Et pour que tout cela fonctionne, il aura fallu, avant tout, constituer un comité de rédaction, idéalement représentatif de la structure. Cette équipe éditoriale pourra dans certains cas se faire aider par une agence de communication.

Une fois l’équipe au travail, il faudra trouver les sujets, penser illustrations et photos, rédiger les contenus, gérer les réunions de relecture, faire valider, gérer les plannings de mise en page et d’impression. Une masse de travail dont l’importance sera proportionnelle à la fréquence de parution.

Il est à noter qu’aujourd’hui, la tendance est à la co-création et à la participation de l’ensemble des services au journal interne. Genopole a par exemple mis en place une équipe mélangeant différents champs de compétences pour la rédaction de son journal interne. En ouvrant ces sujets à des salariés qui ne sont pas que des communicants, la qualité finale n’en est que plus riche et plus inclusive.

Co-création - Article Journal Interne - Blog Cloître Imprimeur

 

Alors pour son journal interne, on opte pour le papier ou digital ?

Si en amont, on se donne beaucoup de mal pour produire un journal interne de qualité, il va de soi qu’il faut qu’il soit lu. Et chose étrange, quand on parle de ROI sur une opération, on oublie souvent de le faire dans le domaine de la communication interne !

C’est d’ailleurs ce qui conduit généralement, dans un contexte de réduction budgétaire et de transformation digitale des entreprises, à supprimer le bon journal interne papier pour le remplacer par une version numérique. Mais le digital est-il le bon média pour atteindre nos objectifs ?

Un passage de témoin compliqué dans l’industrie :

Ne nous leurrons pas, toutes les entreprises ne peuvent pas se débarrasser du papier aussi facilement. Prenons l’exemple du milieu industriel, dans lequel de nombreux salariés ne possèdent pas d’adresses e-mail professionnelles car ils ne travaillent pas sur des postes de bureaux. Comment diffuser efficacement sa newsletter ou son journal interne version PDF dans un tel cas de figure ?

Lorsque la majorité de votre main d’œuvre est “déconnectée”, il est difficile de toucher vos collaborateurs sans passer par l’impression.

Un type de document qui rend sa digitalisation contre-productive :

D’autre part, le journal interne est-il réellement « dématérialisable » compte-tenu de la masse d’informations dont il regorge ?

Le digital a 2 caractéristiques premières qui font sa force : l’immédiateté (la fameuse « information chaude ») et le côté « flash » qui fait que, par son format court, on va le digérer rapidement. Or, c’est tout le contraire de ce qu’on attend d’un journal interne. Il est là pour poser l’actualité, sans impératif d’urgence. Il est dense par essence car il aborde, dans chacune de ses parutions, une variété de sujets. Autant de caractéristiques antinomiques par rapport aux vertus du format numérique.

Et c’est en schématisant les choses que l’on enfonce encore plus le clou : lorsque je reçois par e-mail mon journal interne, soit j’ai de la disponibilité et je le lis immédiatement (s’il n’est pas trop long), soit je l’archive pour plus tard et la plupart du temps je ne le lirai jamais. Résultat, un retour sur investissement nul !

En revanche, lorsque je reçois un document physique, soit je le lis, soit je le mets de côté pour plus tard mais il est là, sous mes yeux, et je ne l’oublie pas. Je peux aussi l’emporter chez moi, et éventuellement le faire lire à ma famille, à mes amis…. j’amplifie donc le message plutôt que d’en réduire l’impact.

Et le côté interactif du digital, n’est-il pas intéressant ?

Si l’aspect interactif a été durant de nombreuses années l’une des qualités propres au digital, cela n’est plus réellement le cas aujourd’hui. La technologie permet en effet aujourd’hui de connecter le support physique à un contenu digital pour en augmenter encore l’expérience de lecture, ce qui lui apporte un vent de modernité. Habile non ?

Imprimé Connectée et Réalité Augmentée - Cloître Imprimeur

 

Pour conclure :

En conclusion, je dirais que c’est une hérésie de dématérialiser son journal interne. Se poser la question de le passer au format digital, c’est à l’évidence, in fine, se poser la question de le conserver. En effet, nous avons vu que ce support d’une importance capitale en communication interne nécessite une charge de travail importante et une organisation sans faille, qui sollicite des équipes entières. Si tout cet investissement devait aboutir à un impact minimum, je connais peu de structures qui continueraient à s’en payer le luxe…

La vraie question n’est donc pas de savoir si je dématérialise ou non mon journal interne mais plutôt de savoir si je continue à en faire un. Peut-être serez-vous inspiré(e) par de grandes marques comme Norauto ou Generali, qui ont misé sur des journaux internes moins fréquents mais plus qualitatifs ? Alors, équipes éditorialistes, battez-vous pour garder votre journal interne au format papier !

N’hésitez pas à réagir à cet article en partageant avec nous vos stratégies de communication interne. Par ailleurs, n’hésitez pas à découvrir quelques unes des réalisations Cloître en communication interne sur notre site internet !

Nous utilisons des cookies pour vous proposer une meilleure expérience de navigation, des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts, pour en savoir plus consultez notre politique de confidentialité.